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asefru amazigh amedlan izli d amazigh s iles d arumi

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 31 أكتوبر 2008 الساعة: 17:03 م

                                         Femme amazighe

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midar ynu (tamazight+english+french)

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 31 يناير 2009 الساعة: 19:58 م

azul Mr athanase
i write this pome about my small village Midar becouse i see a lot of of problem’s in this city so i thought
to write a simple pome about it i hope you like it
the moroccan gouvernment forgot midar becouse the poeple they still speak tamazight becouse they refuse to be arab’s
so people didn’t found any work’s or any thing else so now they thinking to emigrant to some countries like spain holland germany belgium midar now it’s one example to all the cities of rif
your frined Andich chahid idir
midar le 15/01/2009


A midar ynu
Weddaren imzan
Dg ibriden
Ayer a ayer
Wanita d ijjen umazigh
Belloent xafs tiwura
Deg wammur nes
Midar ynu
A midar ayujir
Uzghn waman deg ighzar
Ifsy wedfel x idurar
Imzdagh uyaren ur yeqqim hedd
Mani idjan ijdigen ni
Deg yeyyaren
Mani idja umeksa
Mani djant tibrighin
Yessis n dcar
Marra uyaren
Ur yeqqim hedd
Midar ynu
Mara ttun cek iodawen
Ncc ur ckk tettugh
Cek d tlulluct deg wur inu
A cek arigh di marra tinfass
A cek arigh di tqessisin
Deg icaren nnec ad mtegh
A midar ynu
Ay ayujir

my midar
My midar
Ohh my midar
The hop’s are lost
In the way
Ohh the sea
This is one amazigh man
All the door’s are closed in his face
In his country
My midar
Ohh my midar
The water dosn’t stay in the valley
The snaw melted on the mountains
All the people emigrant’s
No one stayed
Where are the flowres of field’s
Where is the soponser
Where are the girls of my village
All of them gone
No one stayed
My midar
If your enemies forgot you
I didn’t
You are a flower in my heart
I will write you in all storie
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NOS FRÈRES ET SOEURS EMIGRÉS

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 12 ديسمبر 2008 الساعة: 16:01 م

Le jeunepoète Andich Chehid a eu la gentillesse de me dédier ce magnifique poème. Je suis tout ému. Qu’il en soit remercié!


NOS FRبRES ET SOEURS EMIGRةS

Je dédie ce poème au grand poète français

Athanase Vantchev de Thracy,

ami des Imazignen (Berbères) et de leur langue, la tamazight.

« Non, je n’ai pas oublié notre pauvre patelin,

Ni les martyres qui meurent pour vivre avec l’éternité… »

Athanase Vantchev de Thracy,

Le village amazighe

Nunja, où es-tu?
Merdikh, dans quel pays vis-tu à présent?
Bbilla, où est le Tisseghnas
Que tu as créé un jour pour Nuna,
Une fille de notre village,
Toi, l’orfèvre unique,
Personne n’a pu prendre ta place,

Reviens au Rif
Ton pays natal,
Dis aussi à Lichea de revenir !

Comme dans les jours anciens,
Nous chanterons des po

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ON M’A APPRIS

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 9 ديسمبر 2008 الساعة: 18:41 م

ON M’A APPRIS

 

On m’a appris comment jouer

Avec le feu sans me brûler,

 

On m’a appris comment aller toujours

De l’avant sans faillir.

 

On m’a appris comment dominer

La peur nichée dans mon cœur.

 

On m’a appris comment écrire

Une lettre d’amour à une femme touarègue

(Je décorerai tous les tapis

Avec cette lettre écrite en caractères tifinaghes)

 

On m’a appris comment chanter

Avec Amedyaz

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MON VILLAGE AMAZIGHE

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 4 ديسمبر 2008 الساعة: 19:08 م

 

MON VILLAGE AMAZIGHE

 

A Mimoun El Walid

 

« Ayh’a x yinni ittum a dcar inu »

 

(Honte à ceux qui ont oublié mon patelin”)

 

            Mimoun El Walid

 

Non, je n’ai pas oublié notre pauvre patelin,

Ni les martyres qui meurent pour vivre avec l’éternité,

 

Ni les saints qui se dissolvent dans nos larmes pour devenir lumière,

Ni la chevelure dorée de notre souriante rivière

Où scintillent, plus rapide que l’éclair, les tribus joviales des poissons.

 

Non, je n’ai pas oublié notre pays immortel qui sent le géranium et le jasmin

Ni la grâce perpétuelle du sourire de mes amis !

 

Non, je n’ai pas oublié ma mère qui changeait

Les heures lourdes de peine en poèmes,

Les nécessiteuses années de mon enfance en cantiques,

Ni la suave sueur de mon père revenant exténué des champs,

Une fleur des prés à son oreille !

 

Je porte dans ma gorge ardente les minces ruisseaux de tant de chagrin,

Le vert, le bleu territoire inviolable de mon patelin

Avec ses frontières cicatrisées qui se marient si bien

Avec le vol fiévreux des fauvettes.

 

Non, je n’ai pas oublié les buissons de cactus ni le vent froid

Qui déchire sa tunique argentée à leurs rieuses épines.

 

Frère, mon frère, comme la tienne,

Ma tristesse va jusqu’aux arbres en fleurs

Et revient s’asseoir au seuil de ma maison abandonnée,

Là, où la main du jour laborieux ramasse les mots de mes ancêtres,

Grains de bonté et d’amour dissimulés sous les ruines de ma maison.

 

Non, je n’ai pas oublié les oiseaux fidèles à mon village,

Qui épellent, en poussant des cris mélancoliques,

Les noms abandonnées de mes morts endormis en Dieu.

 

Non, je n’ai pas oublié l’été solennel en habits d’or

Qui dépêchait sous les vétustes toitures des bâtisses les hirondelles,

Ses joyeuses messagères de joie, ses pages ruisselant de chaleur !

 

Non, je n’ai pas oublié Idir, le vieux, le clément, l’amène berger,

Pâtre assuré des brebis, gardien fidèle de ma langue amazighe,

Ma langue éternelle, belle comme une jeune mariée au visage rayonnant,
Douce comme le roucoulement amoureux d’un concile de colombes !

 

Non, je n’ai pas oublié les vastes mots d’amour de mes grand’mères

Ni l’antique sagesse de mes grand’pères assis à l’ombre frissonnante des platanes !

Je porte, cousues dans ma veste de tous les jours,

Les paroles de miel, les sourires de primevères

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القصيدة مهداة من الشاعر الفرنسي إلى صديقه الريفي الأمازيغي الشاعر أنديش

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 11 نوفمبر 2008 الساعة: 19:29 م

 

الشاعر الفرنسي اثاناسي فانشيف دو ثراسي يكتب قصيدة من اجل الشعب الريفي الامازيغي

Azul, my dear Andich, my dear poet,
I send you my last poem. I dedicated it to the poeple of
Rif.
Your friend
Athanase
REVERIES RIFAINES
« Ma terre est une lettre »
Andich Chahid Idir
I.
Le ciel étend son voile à semis de fleurs
Sur les somptueux cèdres du Rif.
Ta peau est suave
Comme la chair des fraises sauvages des fourrés,
Tu ris, et toute la beauté du monde
Est dans les ruisseaux verts de tes yeux !

II.
Ces visages de femmes amazighes
Plus doux que des poèmes de satins légers.
Leurs mains d’ivoire d’autrefois,
Lumineuses
Dans la grande quiétude de leur silence.

III.
La démarche élégante des jeunes filles
Des hautes montagnes,
Cette odeur enivrante de violettes –
Lettres fines du tifinagh
Leur rire diaphane !

IV.
Andich vient avec le soir
En tunique blanche cousue
Par les cantilènes des abeilles,
Brodée par les brises du Rif !
Son cœur est grand et pur
Comme la face de l’éternelle Tamazgha !

V.
Ici la beauté est dans toutes les prunelles
Des adolescents !
L’automne et ses jours de belles ordonnances
Baignent leur beauté fulgurante,
Leurs hanches minces et souples,
Leur poitrine de marbre blanc du Rif.

VI.
Dans ce pays magique,
Dans les plis de ses montagnes majestueuses
Les draps sentent le pin et la menthe!
Maisons ouvertes
Comme des ailes de colombes
Dans la molle sérénité du soir.

VII.
La houle de la mer dans la bouche de Massin,
Les heures sont douces comme des fruits !
Ses lèvres n’ont pas assez de baisers
Pour couvrir de leur tendresse vertigineuse
Ce pays qu’il aime à mourir.

VIII.
La récitation sillante des rouges-gorges le matin,
Le parfum de thé et de paroles aimantes,
La rose décence des sentiers et des champs,
L’abîme immobile des lits
Où dorment des enfants
Plus beaux que la lumière de l’aurore.

IX.
La moiteur des corps presque nus des paysans,
Leurs têtes antiques qui rappellent
Massinissa et Jugurtha !
Des chevelures couleur de vin, poitrines de cuivre
Embrassées par le vent doré de midi !
ش Andiche, comme est douce à mon chant
Cette impression d’éternité
Dans leurs regards !

X.
Idir, mon frère aimé,
Ecoute le synode serein des passereaux,
Oublie un instant la signée des nuits,
Le temps et ses boucles perlées de résine de sapin,
Les rumeurs de l’argile, les odes des étoiles du Rif !
Couche-toi sur l’herbe molle des prairies
Et écoute, écoute sans pleurer,
Les suaves battements
Du cœur immortel de ta Patrie!
Athanase Vantchev de Thracy
Paris, ce mercredi 5 novembre 2008
J’ai écrit ce poème en pensant au jeune poète amazighe Andich. Massin est un prénom rifain.

 

Ameghnas

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10/11/2008, 01h40


Glose :
Le Rif : du tamazight (langue des Imazighen, c’est-à-dire des Berbères) arrif, « rivage, bord ». Le Rif est une chaîne plissée du Maroc septentrional, arc montagneux bordant la Méditerranée du détroit du Gibraltar à l’Ouest à l’embouchure de la Moulouya à l’Est. Dominant au Sud-Ouest et au Sud la plaine de Gharb et au Sud-Est le couloir de Taza (Atlas tellien). Villes principales : Tanger, Ceuta, Tétouan, Al-Hoceima, Melilla, Nador sur le versant Nord, Ksar el-Kebir, Ouezzane, Taza sur le versant Sud. Sa population, essentiellement composée de Berbères (Imazighen), mena une lutte farouche contre la pénétration européenne au début du XXe siècle. Après la défaite espagnole d’Anoual (1921), l’offensive coordonnée des forces françaises et espagnoles à laquelle participèrent le général Noguès et Franco contraignit Abd el-Krim à se rendre (1926). Rifain, e (adj.) : appartenant au Rif.

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with Mayssa Rachida Elmarraki

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 4 نوفمبر 2008 الساعة: 20:20 م

i forget all who they dead

but one but only one

i didn’t forget him

he made me a memory

i forget all the day s

but one but only one

but his day s

but his life

ohh my mother all that are my life

i see you wherever i see

i see you

by you i can see

all vision’s of the death

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with amnuss Tamazight / neiderlandiens

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 31 أكتوبر 2008 الساعة: 17:19 م

Amxumber n tudat

De verwarring van het leven

Hij, de geleerde
Geïsoleerd daarginds
Hij met de goede wil
Werd van vrijheid beroofd
Hij, de koper van het licht
Werd grafkuilen gedolven
De verkoop van eigendom
Brengt geen centje op
De leugenaar,
Goud werd zijn beloning

Goh, wat een leven hebt u ons achtergelaten

De volksuitverkorene
Vertegenwoordiger
Werd voor de gek gehouden
En vernederd
Verblind werd hij
Al openen wij zijn ogen
Met klaarlichte dag
Zoekt hij ons met lichter op

Goh, wat een leven hebt u ons achtergelaten

De machtigen strooien met geld
Arme landen werden afgeperst
Met gewaad en tulband
Werden zij onze ‘groten’
Onverschillig,
Wanneer je zegt op te houden
Afwerend schudden zij de schouders

Goh, wat een leven hebt u ons achtergelaten

De jeugd van mijn land
De jeugd van mijn land
Vlucht in bootjes weg
De Spaanse stranden
Werden hun grafplaatsen
De gezonde volwassene is meedogenloos
En laat de jonge beentjes lopen

Goh wat een leven laat u ons achter

Amxumber n tudat

wanni yaghrin,
zaydant ghar u jammadin
wanni ghadja tzammar
n dyanas tixacfin
wanni yessaghan tfawt
ghzin as tisarfin
tamenzit n tawmat
tsukka tiqasfin
wanni isxarqan
ucin as aragh ticnifin
eeh ya tudat da naghd ajjin
wanni d nasga33ad
axanagh yassiwar
ccinas adjji
ginas tiqadduhin
iddarghar xanagh
wacca nazmas tittawin
Su zir
yarazzu xannagh sfawin
eeh ya tudat da naghd ajjin
Inni ghar idjja ujanna icattad s n3acin
gin qazzu ak tmura timattarin
tcamar d razzat
tsebhen s maqranin
mera tnid cfa s 3affanin
axak sanhazzen tighardin
eeh ya tudat da naghd ajjin
tamzi n tmart inu
t rakkur di tgharrabutin
ijdi u sappanio
idawras ti madrin
bu ifaddan izzar
itsaxar xas bu tfaddin
eeh ya tudat da naghd ajjin

——————————————————————————————–
Tudat u matlu3

Het leven van de emigrant

Verbitterd, is mijn leven heengegaan
Troost zoek ik in de fles en sigaret (of Drank en roken werden mijn toevluchtsoord)
Daarginds, huilt mijn mama om me constant
Kinderen verwachten mijn terugkomst met overvloed
Maar, waar ik ook heenga in de landen der euro
Mij wordt gezegd; “ga weg, jij mensjong”
In mijn geboorteland, maakt het gepieker me misselijk
Door de zorgen van de mensheid
Mijn gebeden ben ik vergeten
Mijn hemelen, mijn leven kent geen vreugdekreet
Het hart in dit leven is al versteend

Dit is mijn brief, o mijn broeders
Stuur het op naar mijn mamalief
Het huis van de westerling is zo warm
Terwijl de koude mij heeft versteend
Met papier bedek ik
Op cement slaap ik
De mens hier en daar is van staal (???)

Mama, ik zag
Mama ik zag bevroren golven
??
Mama ik zag hoe de vissen

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with amnuss the poetry in French and Tamazight

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 31 أكتوبر 2008 الساعة: 17:16 م

Ifriqiya

Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya ?
Ag ak’sum nnem amZiwan nahcen
Ihaggarn ag ixsan nnem tmaRcen
Ajenna nnem yezwegh yebbarcen
Tarwa nnem uzghen harcen
Trajan ad-asen wcen ad ccen

Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya ?

Inni i-cem yenDen marra d iqeddacen
Ufin cem tuzghed
K’sin-d tqabut ad-ayem 7etcen
Ufin cem teSqard
Ggin ifiran i tarwa nnem ad mcubcen
Ggin cem darqad
7uma legnus a xa-m De7cen
sarawren aytbeb nnem
7uma twajar a xa-m warcen

Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya ?

Ragha ad kkarn yaryazen
Azedjif n tlefsa at dzen
Inni i cem yeccin aten GHeZZen
Inni i cem yucarn aten rebZen
Marru amarzag at afZen
S yighes nnem yarZen
Ad azren x inni i cem izzenzen
7uma am genfan iwazwizen

Ifriqiya wi cem yarrin d ijj n tayya

Ifusiyyen qarn-as as negg ammu
IzelmaDen qarn-as as negg amya
In mind ghayinigh ucarn-am tya
Marra twaran cem tqaRmeD
Ura d ijjen war yenni “manawya ?”
Tamara x wa3rur nnem tenya
Imettawen x ughambub nnem d tarya
Uzzal, x iri nnem izeyyar
TemZi nnem tmetta Deghya Deghya

Ifriqiya ! Ifriqiya…
Wi cem yarrin d ifri uqiya.

Afrique

Afrique, qui t’a rendue esclave ?

Ta chaire, les ogres la dévorent
Tes os, les chiens les rongent
Ton ciel rougi s’est définitivement assombri
Tes enfants sont chétifs
Et attendent qu’on les nourrisse

Afrique, qui t’a rendue esclave ?

Ceux qui te dirigent sont des imposteurs
En te voyant amaigrie
Ils utilisent une bineuse pour te sarcler/déraciner
En te voyant silencieuse
Ils leurrent tes enfants pour qu’ils se battent
Ils t’ont pris pour un singe
Pour que les nations se moquent de toi
ils ont écarté ta nation
Pour que les riches te spolient

Afrique, qui t’a rendue esclave ?

Interpelle les Hommes pour qu’ils se lèvent
Tordre le cou aux vipères
Ronger ceux qui t’ont avalée
Piétiner ceux qui t’ont volée
Le marrube amer, ils le tritureront
De tes os brisés,
Ils chasseront ceux qui t’ont vendue
Pour que tes blessures se résorbent

Afrique, qui t’a rendue esclave ?

Ceux de Droite disent « on fait comme ci »
Ceux de Gauche disent « on fait comme ça »
Cette nation insolente à ta volé le rayon
Ils te voient tous courbatue
Personne ne se demande : pourquoi ?
La peine pèse sur tes épaules
Les larmes coulent sur tes joues comme des rivières
Le couteau menace sous ta gorge,
Ta jeunesse s’écourte, s’écourte

Afrique ! Afrique…
Qui t’a rendu une grotte sans valeur

Europa taqaddact

Meni gham dusin
tugha cem tazubact
faden cem, zun cem tanuwact
ufin cem tqarmad tahammct
Isin cem dweren nem taghact
tanid asen sezwamd tarwa nwem
qa xsegh ad irigh taqarqact
raxxu meni tghamyed tanuwact
tasekkad xasen ta3ajjact
taxsed atan tagged tadahact
iwa ammu..
a Europa taqaddact

Europe, malicieuse !

En te trouvant sur ce lieu
Tu étais dépotoir
Ils t’ont balayée, parsemée de fleurs
En te voyant courbaturée
Ils t’ont soigné ???
Tu as convié/autorisé leurs enfants à traverser
Car tu voulais être colorée
Maintenant que tu as fleuri
Tu les salis
Tu veux les couvrir de honte
Allons…
Europe, petite malicieuse !

Tagrawla n wughrum

di tagrawla n wughrum
an ghin ayi ammi
an ghin ayi yadji
awazwiz nsen yazdagh ugadji
gharwem sug sendef
ak nnew yar timadji
tamment ak imiziden
ak imarzagen war ighadji
issen nican nican
awar annes war izadji

di tagrawla n wughrum
an ghin ayi ammi
an ghin ayi yadji
ajjudjen di beba
am waghar iyadji

La révolte du pain

Dans la Révolte du Pain
Ils ont tué mon fils
Ils ont tué ma fille
Leur douleur est gravée à jamais
Gardez-vous bien de la réactiver
Elle risque de vous couvrir de suie
Le miel avec les sucrés
Avec les amers qu’on a du mal à avaler
Ils est droit, droit
Sa parole est catégorique

Dans la Révolte du Pain
Ils ont tué mon fils
Ils ont tué ma fille
Ils ont menacé mon père
Même si je ne l’ai plu

Tudat u amatlu3

tarzag tudat ino ta3du marro
tarrigh arhar xatzayet du garro
yamma diha takker xafi tatro
ihanjan trajan ad rughagh su barro

manis amma akigh di tmura al euro
qarn ayi affagh ammis muro
ad wragh ghar tmat ino n duro
ayd aksen din bo ruro
tugh tzadjit d waysi n wuro
snagh ajanna ino wa itaro
tudat ino wa tassin djwaro
ur n dunact yuzagh d azro

Ta, tabrat ino a itmaa
siwad mait gha ralla yamma
aromi di taddat annes ihamma
nec tasmad ad ayi tqamma
daregh s racwaghad tatsagh x tsima
bnadem an da di ha trima

nac i azrin a yamma
aman dadra uzrumma
nac i azrin a yamma
xramwaj tudat d axma
nac i azrin a yamma
mamec isermen cin a itma
nec I azrin a yamma
x ijdi mutant isma
nac i azrin a yamma
mamec asapanio da inagh iyamma

Wahcagh cem
wahcagh asnanni nem
arhad nem, anbay nem
ashinnab nem, aghimi akidem
wahcgh cem aralla yamma ino
tugha fud nem tsunta ino
abahror nem dadduri ino
mani cem gha yafagh a yamma ino
nac iwaddan di tmat u sayno
am Yussef dayi tamsar raxxu
an danayi imazagen u gano

La vie du vagabond

Ma vie semble plus amère que le marrube
Je m’en remets à l’alcool et au tabac
Ma mère, là-bas, me pleure sans cesse
Les enfants y espèrent beaucoup de moi

Où que j’aille sur la terre de l’Euro
Ils me disent « hors de chez nous, fils de maure »
Je retourne dans ma terre du Douro
Ils m’arracheront les tripes assurément
J’ai oublié prière et invocations
Je sais que mon ciel n’enfante pas
Ma vie ne connaît aucune exultation
Le cœur du monde reste de marbre

Voici ma missive ô frères
Transmettez la à ma chère mère
Le Blanc se réchauffe chez lui
Tandis que le froid m’engourdit
Je me couvre de papier et dors sur l’asphalte
L’homme est d’ici, là-bas est une lime ???

Moi qui ai vu maman
L’eau s’élever aussi haut qu’AZru Hemmar
Moi qui ai vu maman
La vie que les vagues réduisent en poussière
Moi qui ai vu maman
Les poissons avaler mes frères
Moi qui ai vu maman
Mes sœurs mourir sur le sable
Moi qui ai vu maman
L’Espagnol nous chasser

Tu me manques
Ta cuisine me manque
Tes mots, tes épouillages sur ma tête
Tes caresses, ta compagnie
Tu me manques ma chère mère
Ton genou me servant d’oreiller
Le pan de ta robe me protégeant
O ma chère mère, où vais-je te trouver ?
Moi qui suis perdu dans une contrée nébuleuse
Il m’arrive ce qui est arrivé à Youssef,
L’âpreté/amertume m’a jeté au fond du puits

Aghambub u qadduh

Marra min dnajja

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Resistance Poetry from the Rif

كتبها asefru amazigh amedlan ، في 31 أكتوبر 2008 الساعة: 15:43 م

Resistance Poetry from the Rif

Abdselam Khalafi (Al Akhawayn University, Ifrane, Morocco)

Amazigh tradition in the Rif has a very rich stock of resistance poetry. Towards the close of the 19th century the area was rocked by tensions producing total disorder, at the time of Spanish colonial encroachment. Living in a traditional, strictly egalitarian society, the Rifian has had little use for intrusive, external forces, be they the Makhzen, or a colonial power. His seemingly ‘dissident’ way of life was actually regulated by politico-military authority enshrined in an assembly know as the ‘council of forty’. As of 1893, these freedom-loving mountaineers found themselves confronted with crushing Spanish military superior

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